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Vesontio et la Musique du Ciel

"Le Doubs l’entoure comme un compas.” (Jules César)
… Après trois jours de marche, on lui apprit qu’Arioviste, avec toutes ses forces, se dirigeait vers Besançon, la ville la plus importante des Séquanes, pour s’en emparer, et qu’il était déjà à trois jours des frontières de son royaume. César pensa qu’il fallait tout faire pour éviter que la place ne fût prise. En effet, elle possédait en très grande abondance tout ce qui est nécessaire à faire la guerre ; de plus sa position naturelle la rendait si forte qu’elle offrait de grandes facilités pour faire durer les hostilités : le Doubs entoure presque la ville entière d’un cercle qu’on dirait tracé au compas ; l’espace que la rivière laisse libre ne mesure pas plus de seize cents pieds, et une montagne élevée le ferme si complètement que la rivière en baigne la base des deux côtés. Un mur qui fait le tour de cette montagne la transforme en citadelle et la joint à la ville. César se dirige vers cette place à marches forcées de jour et de nuit ; il s’en empare, et y met garnison…
(Jules César, Guerre des Gaules, livre I, XXXVIII, traduction L.-A. Constans, A. Balland, Les Belles Lettres, Paris 1996).

​L’objectif de cette étude est d’approfondir ou de restituer, par une étude ethnologique ou à partir de la linguistique et de la mythologie contenue dans la plupart des textes antiques, quelques pans de l’histoire du peuple gaulois des Séquanes et de ce qui allait devenir la ville de Besançon dans l’antiquité. 
Photo
Carte ancienne de Besançon  - Vesontio qui représente bien la “Boucle” décrite par J. César, dans la Guerre des Gaules : “Le Doubs l’entoure comme un compas”
Le premier évêque de Vesontio fut Agios Linos, Sanctus Linus, Saint Lin : son ancêtre mythologique, maître ou frère d’Orphée fut le Grec Linos, l’inventeur de la Lyre, Lyre que le Doubs reproduit étonnamment.
Notre recherche s’appuiera surtout sur la mythologie comparée, indo-européenne notamment, notre objectif étant avant tout d’ouvrir de nouvelles pistes, avec les éléments que nous possédons actuellement sans vouloir présumer de l’avenir. Un très grand champ d’investigation s’ouvre devant nous, qui n’a pour ainsi dire jamais été défriché, en particulier tout qui se réfère à la mythologie chrétienne et aux Vie de Saints, notamment de ceux qui ont vécu dans une même civilisation issue de l’antiquité ou dont ils avaient gardé quelques fondements ; ceux qui ont fréquenté la Séquanie, ou dont les reliques y ont été vénérées, nous intéressent particulièrement. Nous nous sommes penchés jusqu’à maintenant là dessus avec des à priori bien regrettables, car nous avons voulu faire coïncider systématiquement tout d’abord le Rationnel avec l’Histoire et ensuite l’Histoire avec le Mythe, alors que l’homme est par essence irrationnel dans son comportement et surtout dans sa vision des faits qui n’est souvent qu’une interprétation, très tardive d’ailleurs. Et pourtant la construction hagiographique obéit à certaines lois (la référence astronomique ou astrologique étant l’une d’entre elles) que nous avons appelées dans notre immense humilité des « clichés », clichés que nous n’avons surtout pas voulu traduire en essayant de les découvrir ailleurs, du moins dans un espace de civilisations communes et c’est bien dommage. 

Ces lois hagiographiques s’inscrivent aussi dans un ou des calendriers, que les chercheurs, notamment les mythologues, encore actuellement, étudient par rapport à un « Temps » qui n’a jamais été remis en question, à jamais figé qu’il est par les calendriers césarien puis grégorien. Là-dessus, l’erreur de la plupart d’entre eux est flagrante, parce qu’ils n’ont pas tenu compte de la « précession des équinoxes » qui manifestement, dans l’Espace - Ciel a fait régulièrement évoluer la « Musique Astrale » (puisque, dans l’Antiquité, les distances se calculaient en « tons musicaux »), Musique que les hommes ont toujours observée et fixée à un « moment » donné. Cela finalement nous a conduit à placer, par exemple, certaines fêtes du calendrier celtique aux solstices alors que manifestement, scientifiquement et astronomiquement parlant, elles marquaient les équinoxes. Les historiens se doivent de corriger ce genre d’analyse et permettre de mieux comprendre les mythes de l’humanité.

En outre les historiens, penchés sur un texte antique, possèdent des outils merveilleux que sont l’étude et la sémantique des langues anciennes, notamment de la phrase, du vocabulaire et expressions employés et la recherche de l’étymologie. Cependant ces domaines, compte tenu de la spécialisation des individus et du cloisonnement de la recherche, compte tenu aussi qu’ils sont perfectibles et en pleine évolution ou mutation, sont en général délaissés au profit de références qui soi-disant ont fait leurs preuves ou sont incontestables (?), alors que, toutes louables qu’elles soient, elles s’appuient sur des études souvent très anciennes, voire liées à un grand auteur, mais en général totalement dépassées. 

L’exemple le plus frappant est encore l’étymologie toujours inconnue, ou pour le moins douteuse, de Sequanus et de Sequana et surtout celle donnée par des linguistes aujourd’hui dépassés, à Vesontio - Besançon, malheureusement toujours réactualisée sans aucun fondement, à partir d’une racine pré-indo-européenne *wes- « montagne » et d’un suffixe pré-celtique *-unt. Si à la rigueur la suffixation existe, encore faudrait-il lui donner un sens ! Quant à la racine *wes- « montagne », elle est en réalité la traduction d’un embarras qui permet de ne pas chercher plus loin une véritable sémantique. 

L’archéologie a prouvé ces dernières années que le site de la première agglomération « bisontine », digne de ce nom, datait des Gaulois, ce qui annule automatiquement une analyse d’un toponyme pré – indo-européen bien défini ; et même si ce nom ou cette épithète de Vesontio était « ligure », il faudrait se rappeler que la langue « ligure » était indo-européenne et que la racine *wes- au sens général de « montagne » n’existait pas en tant que telle. De plus des collines ou des montagnes dominant les sites, notamment celtiques, existent un peu partout et elles sont loin de posséder cette racine. Les auteurs de cette proposition ne citent en référence que le Vesuvius – Vesubius - Vésuve, le Mons Vesulus – Mont-Viso et… Vesulium – Vesoul. Nous allons donc dans un prochain chapitre parcourir un de ces trois sites, le premier cité, le Vésuve, car effectivement il existe des concordances mythologiques indéniables, y compris dans le christianisme, non pas au niveau de la « montagne » (on s’en doute bien !), mais au niveau « calendrier » antique lié à la sémantique de la lumière donnée par le feu solaire ou par le feu terrestre. Ainsi nous étudierons, à partir d’une véritable racine *wes- « se repaître », quelques mythologies du feu « dévoreur » souterrain ou céleste, vulcanien ou ouranien, des mythologies aussi de la « cuisson », études nécessaires à la compréhension de l’environnement antique et légendaire de Vesontio et des Séquanes.

Nous engageons ainsi une « étude évolutive » destinée à être présentée sur Internet et non pas à être publiée sous cette forme. La publication avec bibliographie générale (y compris des apports nouveaux extérieurs) viendra dans un deuxième temps, quand nous jugerons que tous les éléments disponibles à la recherche ont été vérifiés et catalogués : elle reste ouverte à la réflexion, à la critique ou à la suggestion. Des renvois sous la forme de notes de bas de page s’avèrent donc nécessaires (en plus des références bibliographiques immédiates) et relateront des réflexions que la présentation du texte suggère et qui seront approfondies dans des chapitres ultérieurs si le besoin s’en fait sentir. Le plan de l’ensemble est donc susceptible d’évoluer lui aussi. 

La réflexion personnelle, à partir d’éléments historiques, ethnologiques ou mythologiques, disparates ou pas, rassemblées, s’appuiera avant tout sur une méthode comparée par analogie, notamment dans le cadre de civilisations qui ont appartenu au même groupe linguistique initial. Mais, au nom de l’universalité de la pensée humaine et des symboles, nous ne nous interdirons pas de transcender les frontières linguistiques, notamment indo-européennes ou sémitiques, pour jeter des passerelles qui ont forcément existé ne serait-ce que lors des invasions ou des rencontres et échanges. Il existe dans la Bible des « histoires » d’origine indo-européenne, comme des mythologies entières du monde grec sont inspirées par des relations initiales phéniciennes (particulièrement liées à l’écriture), chaldéennes (liées à l’astrologie) ou égyptiennes (influence des Alexandrins).

Pour ce qui est de l’étymologie, si la recherche linguistique dans le monde indo-européen et surtout celtique a considérablement progressé, reléguant ainsi, dans le temps passé, les analyses (très inspirées à l’époque par l’influence supposée sur la toponymie des langues germaniques ou du « burgondisme » de Th. Perrenot) d’Albert Dauzat pour la France et la Franche-Comté, nous ne pourrons pas cependant assurer la pertinence totale de l’explication d’un nom de lieu ou de personne. Ce sera évidemment le cas pour Vesontio. Malgré tout, nous serons à même de proposer différentes pistes beaucoup plus élaborées qu’actuellement, qui se confirmeront ou s’infirmeront au fur et à mesure de l’évolution de l’étude, tout en sachant que la base de recherche, commune à tous les linguistes, est avant tout la consultation des traces écrites révélées dernièrement par l’archéologie et celle des différents dictionnaires étymologiques les plus récents, que nous ne manquerons pas de mentionner comme appui. 

Nous essayerons alors d’être le plus clair possible, mais nous ne pourrons pas supprimer (car fournir la « preuve » est essentiel) le côté « ardu » de l’analyse à certains moments qui paraîtront forcément très denses. Il nous faut donc construire notre démarche et notre analyse en gardant l’humilité que devrait posséder tout chercheur et refuser les avis et les « certitudes » qui apparaissent beaucoup  trop dans les publications actuelles. Les expressions « semble-t-il, peut-être », le verbe « pouvoir » feront partie constante de notre vocabulaire. A l’inverse nous serons plus sensibles aux critiques qui conserveront le sens de la mesure et des bases d’analyses indéniables et vérifiées. ​

Nous conseillons au lecteur, dans un premier temps, de lire le texte sans en référer forcément aux notes de bas de page plus complexes, notes qui indiquent en général soit des références ou des preuves de ce qui est avancé, soit des pistes nouvelles qui seront soumises dans des chapitres futurs à une étude approfondie.

Chapitres à télécharger

Chapitre 1 - Claudius, aux portes de la nuit
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Chapitre 2 - La lyre astrale des Séquanes
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Chapitre 3 - La porte de Saint Janvier
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Chapitre 4 - Le cru et le cuit
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Chapitre 5 - La Couronne et le Couronné
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Chapitre 6 - Que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel
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Chapitre 7 - Le ciel du Frêne et la Pierre de Lune
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Etude complète (les 7 chapitres) - Vesontio et la Musique du Ciel
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© Yves Messmer 2009/2018.
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